Rabbi Michael Charbite

 
Rabbi Michael Charbite
1920 - 2002

Le rabbin Charbite æö"ì  , est relié a notre famille, comme étant le visage de la Torah qui m'a conquis dès mon arrivée a Netanya. Son ineffaçable sourire et la tendresse paternelle qu'il reflétait, m'ont accompagnédans mes débuts de vie religieuse a Netanya et continuent a m'accompagner jusqu'a présent même après son décès.

Le rabbin Charbite m'a donne la sensation d'être comme un fils pour lui, venant a toutes nos joies de famille et a même été le parrain de mon fils Uriel

Il est le noble descendant d’une famille provenant probablement de Provence ou d’Espagne, et  qui s’installa à Constantine. Les autres branches de cette même famille s’installèrent au Maroc et à Tlemcen. Ce nom hébraïque qui signifie ‘Sceptre’, illustre la prestance de ce rabbin, qui tout au long de sa vie fut un leader. 

Le rabbin Charbite était le disciple et le gendre du dayan rabbi Yossef Renassia, il fit ses études au Talmud Thora de Constantine et dans la prestigieuse Yechiva Etz-Haïm, sous la direction de celui qui deviendra son beau-père. Il fut nommé rabbin, chohèt ou-bodek, par les dayanim Sidi Fredj Halimi, Chimon Doukhan et Yossef Renassia. En cette qualité il sera l’adjoint du rabbin Gaston Guedj, dans la direction du Talmud Thora à Constantine.

 
Le rabbin Charbite était l’exemple que beaucoup voulait suivre, en tant que scout (Lama), en tant qu’aumônier (capitaine) dans l’armée française, et en tant que rabbin tout court. Il était le symbole de la réussite de la merveilleuse synthèse – tradition-Modernité, Occident-Orient, tout en n’oubliant pas Eretz Israël.

Le rabbin Cherbite était l’exemple que beaucoup voulait suivre – en tant que scout (Lama), en tant qu’aumônier (capitaine) dans l’armée française, et en tant que rabbin tout court. Il était le symbole de la réussite de la merveilleuse synthèse – tradition-Modernité, Occident-Orient, tout en n’oubliant pas Eretz Israël.

 
Le rabbin Cherbite a participé à la libération de Saint-Tropez puis de Marseille; C’est alors qu’il reinaugura la grande synagogue de Breteuil et il récita le verset de la consolation (haftara Roni Aquara) faisant allusion à la terrible Shoa qui précéda : ‘Un court instant je t’ai délaissée, et avec une grande tendresse je veux te recueillir’.
 
Le rabbin Cherbite était un aumônier dévoué – les soldats juifs aux fronts en Italie, en Allemagne, en Autriche, et en Alsace avaient sur qui compter. Il s’occupait de tout, des moindres petits détails, surtout pendant les fêtes juives. Sa personne chaleureuse était prête à chaque instant pour les moidres petits besoins des bléssés juifs, et il était bien sûr là pour la douloureuse tâche d’ensevelir les défunts, morts au front.
Entre Gambetta et Souk-Ahras il dévoila la présence de Bahoutsim (la famille Mimouni, en l’occurrence) et il en fit part au consistoire de Constantine. La grande Exode était la sienne, également, mais il fut un cas particulier : pendant la guerre d’Algérie (1954-1962) il était surveillé par la Misgeret, vu le danger qui le guettait.
 
Il prit les fonctions de rabbin de Cannes (1962-1970), quand il prononca pendant son premier discours un amour sans bornes pour Eretz Israël : ‘notre objectif, declara-t-il, est la terre de nos ancêtres’. Quand sa famille realisa son Alyia, il fut l’admiration de toute sa communauté, pour son courage et sa fougue.
 
Pendant 32 années il servit les 9 communautés du nord de Natanya, et il fut une adresse pour la francophonie en Israël.
Il était toute sa vie un amant de Sion. La discussion qu’il eut avec le général Noiret n’était qu’un exemple, parmi tant d’autres. Celui-ci complimenta les excellents officiers israëliens séjournant à l’Ecole Militaire de Saumur, à cela répondit le rabbin Cherbite : ‘Il était évident, mon général, qu’après 2000 ans d’Exil que les officiers israëliens ne sachent qu’exceller’.
Il joua le rôle d’un veritable leader pendant les guerres des six jours et de kippour – il était omniprésent pour inspirer un courage et une foie indelibiles, à toutes les communautés qui buvaient les paroles du grand orateur qu’il était.
 
Le rabbin Cherbite était source d’inspiration pour ses enfants dans la fondation de l’institut Gaï Yinassé, en la mémoire du rav Renassia, qui se consacre à la recherche du patrimoine des Juifs d’Algérie.
Il était souriant, optimiste et il aimait à dire: Eretz Israël est un miroir, si tu souris elle te sourit, mais si tu pleures elle pleure aussi.
Le rabbin Cherbite et son épouse, Simha Fortunée fille Renassia, ont eu 8 enfants qui résident en Israël.
 
 
 

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